Ce que nous faisons

La question se pose, n’est-ce pas ? Il se passe quoi à la Skol Louarn ?

Le contenu des stages, pour répondre aux impératifs de la réalité (de l’enseignement et de la nature), a été scindé en trois parties, en fait quatre parties car il y a un fourre-tout.

0) AVANT-PROPOS

La Skol Louarn propose des stages de vie dans la nature. On en déduit qu’elle est une « école de vie dans la nature » et non juste une école de survie, ou juste une école de bushcraft etc…

Il y a pas mal de stages de survie à connotations paramilitaires (jargon, visage peint, treillis…). Toutefois, ce n’est pas mon approche de la survie ou de la nature. Aussi, ne vous attendez pas à trouver cela dans les stages de la Skol Louarn, mais si aimez les treillis vous êtes les bienvenus quand même 😉

Par contre, je n’ai rien contre organiser des stages de survie pour des militaires dans le cadre de leur formation initiale (bivouac, orientation etc…). Je n’ai pas la prétention d’être un instructeur militaire SELVA, mais celui qui sait surprendre les animaux et esquiver les copains de l’ONF, n’est pas complètement éloigné des techniques militaires (leave no trace, marcher sous le vent, feu sans fumée, gestion des déchets).

Blague à part, si c’est pour un EVJF (enterrement de vie de jeune fille) je veux bien créer un imaginaire dans ce sens et ramener des vrais militaires qui feront le show !

1) LA SURVIE

On peut tout et rien mettre là-dedans. La survie c’est très vague. Je sors de chez moi, je fais mes lacets : je fais de la survie (anticipation des risques). Je vais me promener en forêt avec mon chien, je prends une bouteille d’eau et j’ai bien chargé mon téléphone : je fais de la survie (anticipation des besoins, mesures de signalement, moyen de contacter les secours).

Disons donc que la survie, c’est l’ensemble des techniques permettant de prolonger la vie. Elles tournent presque toutes autour du maintien de la température corporelle à 37°c, puis des besoins humains (eau, abri, feu) et enfin d’une suite de réflexes à avoir pour s’en sortir ou éviter d’empirer les choses (protection, localisation, abri, signalisation).

En fait, les stages de survie c’est le cousin du PSC1 (formation aux premiers secours). On pousse plus loin l’expérience et on se pose des questions vraiment con : « et si je capte pas… et si personne ne m’entend… et si je ne peux plus marcher… ». Mais « et si on s’y entrainait pour ne pas être pris au dépourvu » c’est ma meilleure réponse.

On apprendra, dans différents formats de durée ou de difficulté, à se préparer aux scénarios les plus courants (perdu, blessé, affamé, inquiet, fatigué…). Sachant que le problème avec les « situations dégradées », on est rarement prêt quand ça arrive.

Par contre, s’il est vrai que nous essayerons d’être le plus possible dans le réalisme (ni équipement , ni outils, nuit à la belle étoile, nourriture naturelle) nous prendrons toujours soin d’avoir une sécurité optimale à un jet de pierre de nous (duvets, eau, nourriture, téléphone).

 

2) LE BUSHCRAFT

Certaines écoles le mélangent à la survie, d’autres ont une sainte horreur de la confusion. Disons que je me situe au milieu, non pas le cul entre deux chaises, mais plutôt une fesse sur chaque rondin.

Je reconnais sans l’once d’une hésitation qu’un bon tiers des problèmes que l’on peut rencontrer dans le bushcraft sont facilement évités en connaissant les bases de nos besoins et des principes naturels (survie). C’est une réalité et non une confusion. Toutefois, il faut bien faire la distinction entre les deux, car dans l’un (survie) on considère la nature comme un problème, une barrière entre nous et les secours ; dans l’autre (bushcraft) on considère la nature comme un refuge, une barrière entre nous et le bruit de la ville.

Ainsi, dans nos ateliers bushcraft, nous ne ferons pas de la survie (sauf des bases parfois). Dans le bushcraft le temps est un ami (faire lever le pain, le piège, l’appât dans l’eau, le plaisir de profiter) et la nature est un magasin gratuit. Ce sont deux approches différentes pour des personnes différentes, et c’est très bien ainsi.

Nous verrons comment gérer son camp, entretenir son feu pour se chauffer, manger, s’éclairer ou sculpter. Nous parlerons des arbres et de leurs usages (nous serons sans pitié avec les fleurs de sureau et les boutons floraux de Berce) mais aussi de confort avec des installations simples mais cool, nous fabriquerons des choses.

 

3) LA RANDONNÉE

C’est ainsi que tout a commencé pour moi. Rejoindre mes parents en vacances dans notre village natal, à 150km de chez nous, sans venir avec eux mais par mes propres moyens. Me voilà parti à 17 ans pour ma première randonnée en autonomie, pendant 5 jours à travers la Bretagne. Parti… avec un sac à dos trop lourd, un sac de sport en plus, des packs entiers de candy-up choco et fraise parce que c’est trop bon. 3 livres parce que dès fois on s’ennuie le soir, un gros matelas gonflable parce que faut bien dormir nan ? Quel artiste…

3 mois après ma randonnée, je commençais mon BAFA (diplôme d’animateur) avec comme approfondissement (spécialité) RANDO-CAMPING. J’ai appris l’art du portage, du chargement équilibré, de la préparation en étape, de l’anticipation des besoins. L’été suivant, je partais en raid (vélo-pieds) avec 7 ados en autonomie complète dans les Alpes. Bonne expérience pour moi, public difficile mais intéressé, c’était parti !

Depuis, j’ai fait une trentaine de randonnées à pieds, toujours en semi-autonomie ou autonomie (de forêt en forêt) et une dizaine de randonnées à vélo (il faut bien préserver son dos ! bon par contre les fesses…).

Tout ça pour dire que je suis maintenant expérimenté dans le domaine de la randonnée, que je pratique et encadre depuis plus de 10 ans désormais. En tant qu’ancien chargé de mission chez les scouts je conseillais également les petits et les grands pour l’achat de matériel de randonnée (sacs, chaussures, vêtements) et par extension j’en suis venu à conseiller mes amis qui partaient en France ou à l’étranger. Je connais parfaitement les catalogues des grandes marques (Décathlon, GoSport, Intersport… il faut en citer 3 pour ne pas être embêté) et surtout l’avantage c’est que j’ai vu utiliser ou j’ai utilisé ce matériel en vrai.

Nous apprendrons dans ces ateliers à préparer une randonnée, nous verrons surtout ce que cela implique. Connaître la météo, connaître ses besoins physiques et nutritionnels (AJR etc…), connaître son corps et ses limites, ce qu’on peut porter et ce qu’on peut-doit laisser à la maison. Un dicton dans le bushcraft reflète la mentalité d’un bon randonneur « the more you know, the less you cary ». Plus votre savoir sera conséquent, moins vous aurez besoin d’emporter de choses. Au final, votre dos et vos jambes vous diront merci chaque soir et chaque matin en reprenant la route pour tout ce bazar en moins !

Sachant que pour moi le randonneur de compèt est celui qui s’y connait en bushcraft. Quoi de mieux que de marcher dans la nature (but ultime de la randonnée) mais en reconnaissant les arbres qui nous entourent, les animaux qui sont passés avant nous, faire un feu en toute sécurité et même s’il pleut ??

Afin de pouvoir m’appeler Moniteur de Randonnée, j’ai commencé un processus de VAE pour acquérir un CQP ALS rando-orientation (ARPO). Super pratique donc pour être « reconnu », cela me permettra de valoriser 10 années d’expérience et de professionnaliser ma pratique.

 

4) A LA DEMANDE

J’aurais pu placer les ateliers suivants dans les trois autres disciplines. Pourtant, ce n’est pas juste car certains sont des disciplines en elle-même, et surtout elles sont si spécifiques qu’il m’est difficile de les placer sur un stage d’une autre discipline.

C’est par exemple un atelier cuir, qui prend toute l’après-midi. Il faut mesurer, palper, essayer, couper, trouer, coudre, patiner…

Ou encore l’atelier « en famille » que j’ai conçu pour répondre à un problème précis : si je me perds en forêt mais avec mes enfants ? Je ne peux pas le faire pendant un atelier avec 10 stagiaires qui ne se connaissent pas, ni pendant un atelier de 2h alors que c’est toute une approche en soi, ce module. Il faut créer un stage rien que pour lui. On y apprend à respecter le rôle et les capacités de chacun. Il est donc très intéressant d’avoir des petits, c’est pourquoi l’âge minimal exigé pour les participants survie qui est normalement de 12 ans, est baissé à 7 ans pour ce stage.

Sans oublier les ateliers en TAP (temps d’activités périscolaires) que je fais dans les écoles, qui mélangent vraiment de tout (brêlage, froissartage, orientation, découverte des arbres, fabrication naturelle de ficelle etc…).

Sur une note plus amusante, on peut citer le stage « Prépa Koh Lanta » qui mêle survie et bushcraft dans une approche inédite avec un but bien précis. On y apprend des choses, mais avec comme finalité un environnement étranger (océan pacifique) et isolé (île).

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